Turquie : Erdogan fait le nettoyage dans la presse

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Dans le cadre son vaste plan de nettoyage, Recep Tayyip Erdogan, s’attaque aussi à la presse. Cette fois, ce sont les journalistes qui ont été visés par des mandats d’arrêts, ds journalistes sensés soutenir l’opposant Fethullah Gülen.

Le président turque a menacé ses adversaires sur les médias : si la presse soutient le coup d’État que ce soit les télés ou autres, ils seront sanctionnés ». Une menace qu’il a mis à exécution en quelques jours. Après avoir opéré des arrestations dans l’armée, la justice et la fonction publique, il s’attaque désormais aux réseaux de soutien à Fethullah Gülen que le pouvoir attaque d’avoir organisé le coup d’État raté du 15 juillet.

Le procureur d’Istanbul chargé de la lutte antiterroriste avait lancé un mandat d’arrêt contre 42 journalistes (lundi, suspectés d’avoir pris part à l’endoctrinement du mouvement cet opposant également imam Fethullah Gülen qui vit en exil aux États-Unis Le pouvoir a retiré à plusieurs télévisions et radios leurs licences.

Lundi matin, le site journal Sabah proche du pouvoir a dévoilé la liste des journalistes accusés. On note surtout des noms connus comme Bülent Mumay, une icône de la presse opposée au pouvoir. Celui-ci avait critiqué la tentative de coup d’État sur Twitter. Et il a également refusé appartenir à ce mouvement sur le même réseau. « L’unique mouvement dans lequel, je suis membre, c’est l’Union des journalistes de Turquie. Ce dernier a d’ailleurs ajouté, qu’il allait voir le procureur afin de l’éclairer sur cette affaire. D’autres journalistes ont déjà fui le pays à l’instar de Fatih Yagmur. «J’ai dû arrêter mon téléphone et tant que l’État d’urgence n’est pas arrêté, je ne me rendrais pas aux autorités », avertis le journaliste sur Twitter.

Nazli Ilicak, visitée par la police

Le pouvoir s’est également attaqué à Nazli llicak, une icône du journaliste grand personnage des médias turcs pendant les années 90. Sa maison à Istanbul et sa maison de vacances ont été fouillées par les forces de l’ordre. Elle qui soutenais autrefois, le président actuel, avait fini par passer de l’autre côté suite à un grand scandale de corruption accusant le pouvoir.

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Cedric