L’AfD offusque l’Allemagne en proposant de tirer sur les réfugiés

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Le parti anti-immigration est passé à une nouvelle étape visant à protéger la frontière germano-autrichienne et prévenir l’immigration illicite, les policiers doivent être capable «d’ouvrir le feu en cas d’urgence».

l’AfD a choisi de choquer, emboitant le pas à d’autres partis populistes. Le parti anti-immigration allemand Alternative für Deutschland critique depuis plusieurs mois et avec excès l’accueil des demandeurs d’asile en Allemagne et préfère que les frontières soient fermées. Avec la nouvelle proposition de sa présidente Frauke Petry, la formation est passé à une nouvelle étape visant à protéger la frontière germano-autrichienne et prévenir l’immigration illégale, les policiers doivent pouvoir «utiliser leur arme à feu en cas d’urgence».

l’Opinion choquée

«Aucun policier ne désire tirer sur un réfugié. Je ne le souhaite pas non plus», a-t-elle souligné au journal Mannheimer Morgen en notifiant que cette mesure ne pourrait être appliquée que lors d’un derniers recours. Mais ce conseil formel au lieu de convaincre a au contraire choqué l’opinion.

Tout le monde a presque condamné l’AfD en Allemagne. «Il y a de quoi douter que l’AfD honore les principes de la démocratie», a glosé le vice-chancelier Sigmar Gabriel. Pour le président des députés SPD au Bundestag, Thomas Oppermann, la recommandation de Frauke Petry n’est pas sans rappeler «l’autorisation de faire usage des armes de la RDA».

La gauche exige une surveillance de l’AfD

En janvier, des députés sociaux-démocrates avaient déjà averti contre «la dérive d’extrême droite de l’Alternative für Deutschland». Ils recommandaient que la formation politique soit surveillée, comme du groupe xénophobe Pegida, par les services de renseignements allemands. Le secrétaire général de la CDU Peter Tauber, considère que l’AfD, avec sa proposition, se présente comme le parti «des immortels lésés pour qui l’Etat de droit, la démocratie ou des valeurs comme l’amour du prochain n’ont aucune valeur».

Le président du syndicat de police GdP Jörg Radek s’est également éloigné de l’idée de la chef de file de l’AfD. «Celui qui parle d’une telle méthode radicale veut passer outre l’Etat de droit et instrumentaliser la police.

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Tom