Revue web sur l'actualité du marketing online et des réseaux sociaux
Par Valentin le 18-10-2011 / e-Réputation, Réseaux Sociaux, Video / Pas de commentaire
L’identité en ligne de l’internaute est une problématique inhérente aux réseaux sociaux. Qui sommes-nous? Quelle information partageons-nous avec les autres? Famille, amis, collègues de travail sont autant de personnes avec lesquelles nous intéragissons d’une manière unique sur ces réseaux. Chris Poole, fondateur de 4Chan (antre du web lolesque et des memes qui garantit la confidientialité de ses utilisateurs), a une opinion tranchée sur la façon dont Facebook et Google façonnent le rapport à l’identité en ligne. Avec son style particulier, Chris Poole nous livre sa vision unique sur l’avenir de l’identité en ligne et les motivations qui nous poussent à intéragir sur les réseaux sociaux. Retour sur les points forts de son intervention au web 2.0 Summit.
L’important ce ne sont pas les personnes auxquelles on se dirige sinon notre rapport à ces personnes. Chris Poole nous rappelle que le propre de l’être est d’avoir plusieurs personnalités et plusieurs manières dont les personnes nous voient.
Les plus grands services web actuels (Facebook et Google) ne donnent pas l’occasion d’appréhender nos différente facettes mais tendent plutôt à donner une image fixe de notre identité en ligne.
Chris Poole cite l’exemple de l’enregistrement sur un forum ou groupe pour poser une question, que l’on ne souhaite pas forcément révéler à nos amis en ligne.
En effet, les pseudos ont été longtemps la norme sur internet avant que les réseaux sociaux et web 2.0 donnent une nouvelle tournure à l’identité en ligne. En rappelant comment il mit 4 heures à choisir son pseudo pour AOL messenger au début des années 2000, Chris Poole rappelle l’importance qu’offre(ait) le web de se créer une identité différente en ligne. Ce n’était pas un geste anodin mais une véritable manière de définir son identité en ligne.
Dans la guerre que se livrent Facebook, Twitter et Google sur les réseaux sociaux, il donne l’avantage à Twitter. En effet, le réseau social de microblogging autorise l’utilisation de pseudos. Il suffit d’observer les différence qui existent entre un compte twitter personnel et professionnel!
Le principe du Vanity URL (cette adresse internet qui comporte votre nom, comme http://www.facebook.com/viviervalentin) copié par Google+ est mauvais. Google ayant pour habitude d’effacer les comptes avec pseudos, le principe de l’identité-miroir en ligne tend à s’uniformiser.
Les deux géants imposent leur vision du web et les façons dont nous devrions l’utiliser. Pourtant, le propre de l’enfant qui grandit est d’expérimenter, faire des erreurs, être dans l’immédiateté. La définition de notre identité en ligne à l’heure actuelle interdit ces pratiques et dans une certaine mesure, freine la créativité et l’expérimentation.
Ce n’est pas Facebook ou d’autres services web qui doivent définir ce que nous attendons du web mais bien les utilisateurs finaux qui doivent imposer ce à quoi ils asprient quant à leur identité en ligne.
Vous pouvez consulter l’intégralité de son intervention dans la vidéo qui suit.