Revue web sur l'actualité du marketing online et des réseaux sociaux
Par Valentin le 31-03-2010 / Buzz Marketing, Réseaux Sociaux / Pas de commentaire
Greenpeace est bien connu pour ses actions de communication impactantes et dont l’effet bouche à oreille est toujours réussi, pour deux raisons. La première, il s’agit d’une ONG multinationale à laquelle les géants industriels n’échappent pas, la deuxième étant que Greenpeace a intégré de longue date le buzz marketing à sa stratégie de communication pour arriver à ses fins. Dans ce cas, c’est Nestlé auquel Greenpeace s’attaque et plus particulièrement à la production d’huile de palme, extraite des forêts tropicales et qui mettent la vie des oran outangs en danger. Pour illustrer le phénomène, Greenpeace a créé un vidéo clip très dur et montrant ce que le consommateur de Kit Kat et autres snacks Nestlé devrait ressentir lorsqu’il croque ces produits: l’exploitation exagérée des ressources naturelles et le sang des animaux qui en pâtissent. Voulant jouer le jeu de la transparence, le géant Nestlé a décidé de laisser sa fan page Nestlé ouverte pour répondre aux très nombreuses critiques des consommateurs connectés. Encore un bad buzz à gérer pour un géant de l’alimentation.
Le site officiel de Greenpeace contre Nestlé donne le ton du combat engagé par l’association. Pour pallier ces critiques, la marque a laissé sa fan page ouverte à ceux qui souhaitent y laisser leur message. La communication de Nestlé sur ces réseaux sociaux est déplorable car ils n’invitent pas au dialogue et à la transparence mais plutôt à passer sa frustration sur le mur. Et d’un autre côté, aucune réponse sérieuse n’a été apportée à ces critiques de Greenpeace ni aucun engagement dans le sens d’un respect des forêts tropicales, des animaux qui y vivent et du choix de leur partenaire.
Cette absence de préparation de communication aux situations de crise est bien illustrée par le fait que depuis le 19 Mars, Nestlé n’a pas effectué de nouvelle communication, laissant les consommateurs désabusés verser leurs commentaires et reproches. Il faudra cependant sûrement plus qu’une campagne de communication sympa pour regagner le coeur de ces consommateurs connectés et conscients. Greenpeace frappe de novueau un grand coup pour un géant industriel.
Les social media sont-ils un nouveau moyen de pression populaire? La gestion de bad buzz devient-elle une activité à part entière des activités de communication? Quel sera le nouveau cheval de bataille de Greenpeace?