Dijon : Prise d’otage d’un surveillant à la maison d’arrêt

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Une prise d’otage a eu lieu à la maison d’arrêt de Dijon où le surveillant a pu être libéré sans blessure au bout de trois heures de négociations avec le suspect.

Un surveillant a été pris en otage par un détenu pendant quatre heures à la maison d’arrêt de Dijon, vendredi. Ce dernier s’est d’ailleurs rendu, vers 22 heures d’après le parquet.

Quant au surveillant, il a été libéré sans incident et a été aussitôt pris en charge par une cellule une cellule médico-psychologique.

Le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas a réagit à travers un communiqué, appréciant « le sang-froid » du surveillant.

A la suite de cette prise d’otage, le prisonnier a été mis en garde à vue au commissariat de Dijon où une enquête est effectuée par la Direction inter-régionale de la police judiciaire. La justice indique que ce que le détenu « voulait être transféré vers un autre centre pénitentiaire » ce qui l’a poussé à prendre en otage le surveillant.

Cette prise d’otage avait commencé vers 18h 20 d’après le communiqué du ministère de la Justice, qui précise par ailleurs qu’une cellule de crise avait été créée.

Âgé de 21ans, le prisonnier qui tenait une lame à la main au moment des faits, est suspecté de s’être radicalisé. « Il avait été placé sous surveillance » a expliqué une source proche du dossier tout en soulignant quelques heures après que le surveillant était sorti indemne de cet incident.

Plusieurs heures de négociations

Les membres des Équipes régionales d’intervention et de sécurité « Eris » étaient sur les lieux ainsi que le directeur inter-régional des services pénitentiaires, des forces de police et les autorités judiciaires et préfectorales.

Le secrétaire régionale du syndicat UFAP, Thierry Cordelette indique que la prise d’otage a eu lieu quand le surveillant apportait un sac contenant des vêtements au prisonnier ». « En ouvrant la porte de la cellule, le prisonnier a menacé ce dernier avec un couteau à la gorge », a-t-il ajouté.

Le délégué syndicat ajoute que le « prisonnier s’était enfin rendu après une heure trente de négociations avec le négociateur des Eris qui lui a d’ailleurs indiqué qu’il serait transféré vers un autre centre pénitentiaire ».

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Cedric