Le complexe des Serres Toundra se modernise avec de nouveaux outils technologiques

599
0
Partagez :

Dans le cadre de son agencement, le complexe de production concombres des Serres Toundra, situé à Saint-Félicien, devrait disposer d’une installation technologique.

En fait, la compagnie CO2 Solutions, de Québec, envisage construire une zone pour la capture du carbone provenant des activités de l’usine de pâte Fibrek. Le carbone récupéré sera utilisé pour l’optimisation de la production de légumes cette aménagement coûtera environ 7,4 millions$ d’ici 2018.

L’entreprise a indiqué jeudi qu’elle a signé un accord de partenariat avec Fibrek, une succursale de Produits forestiers Résolu (PFS) à Saint-Félicien, et Serres Toundra afin de créer une usine dédiée à la capture du carbone qui utilise l’enzyme anhydrase carbonique. CO2 Solutions compte produire 30 tonnes de CO2 par jour et se chargera de transporter ce gaz par pendant dix ans.

Le dirigeant de CO2 Solution explique que l’entreprise a été créée après les travaux de recherche réalisés à l’Université Laval. «Il était question au départ pour les chercheurs de sortir le CO2 contenu dans les sous-marins. Aussitôt, ceux-ci ont remarqué que le marché du CO2 dans les sous-marins est peu porteur et se sont dirigés vers le secteur industriel », détaille-t-il. Pour ce faire, une usine de test a été créé réunissant l’enzyme et l’équipement RPB a été créée et lancée à Valleyfield pendant cinq mois.

Compte tenu de l’accord, CO2 Solutions a pris l’engagement de prendre et à traiter les gaz de combustion sortant de l’usine de pâte kraft Fibrek et à se charger de la distribution du CO2 sans traitement à 99% aux Serres Toundra. L’usine aura une capacité dépassant celle d’un conteneur.

« Dans l’air ambiant, il y a pratiquement 440 parties par million (ppm) de CO2. Or Toundra voudrait capter 1000 ppm dans ses serres pour augmenter la vitesse de la pousse des concombres. Ce sera notre de notre première usine commerciale qui se sert de cette technique.»
Par rapport aux visions financières, l’entreprise envisage générer un profit de 400 000$ par an tiré de la vente de ce gaz.

Le PDG a indiqué que la signature de l’accord avec ses collaborateurs est une étape considérable qui devrait conduire vers le financement du projet qui n’a été fait qu’en partie.

Au mois de mars, Technologies du développement durable Canada (TDDC) a pris l’engagement de subventionner ce projet avec un financement de 2,4 millions$ gratuit. «Nous espérons qu’avec ce financement, ce projet pourra être achevé par le versement de la seconde partie du financement », cite M. Price.

Partagez :
Cedric