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Par Valentin le 12-09-2008 / Buzz Marketing / 2 commentaires
Be Kind Rewind, The film que j’ai apprécié ces derniers mois et qui fortement retenu mon attention -nous allons voir pourquoi. Réalisé par Michel Gondry, le spécialiste du papier maché, des montages et clips vidéos et de la publicité est en outre un réalisateur hors pair. Une personne qui réalise en dehors des sentiers battus du montage vidéo, ce qui lui permet d’obtenir des images originales, différentes qui surprennent non seulement le commun des mortels mais aussi les professionnels. Eternal sunshine of the spotless mind, La science des rêves sont les films qui ont confirmé son talent et l’ont érigé au rang de monument du cinéma. Il a réalisé de nombreux clips pour des artistes comme Bjork mais également des publicités pour les plus grandes entreprises. Pour simplifier, Michel Gondry, c’est du lourd! Dans Be Kind Rewind (soyez sympas, rembobinez, dans la langue de Molière), il met en scène la jeunesse de Brooklyn qui va, pour sauver le local video store, tourner ses propres versions des films!
Dans Be kind, Rewind, Mos Def incarne un vendeur de vidéoclub épaulé, -devrais je dire perturbé?- par son ami déjanté, Jack Black. Il travaille dans un petit video club de quartier concurrencé par un mega video store qui dispose évidemment de toutes les références en DVD…De son côté le vidéo club de Mos Def survit grâce à ses quelques clients “historiques” et son accueil “personnalisé”.
Le boulet
Seulement voilà , Jack Black ne laisse pas son pote Mos Def tranquille et va causer un mal irréversible à toutes les bandes VHS et ce malgré les recommendations du responsable du vidéo club de “ne jamais le laisser approcher le local”. C’est peine perdue et très bientôt la collection entière de bandes VHS est effacée -en raison d’un magnétisme permanent dû à une escapade dans une centrale électrique! Quelle solution reste t’il pour sauver la clientèle et assurer la survie de ce business? Tourner soi-même les films effacés et demandés par les clients.

Contrairement au désastre auquel on s’attend -surtout au vu des déguisements!-, c’est le début du succès pour nos deux compères!
Pourquoi les vidéos maisons sont elles un succès?
Je ne m’aventurerai pas dans un improbable sinopsis du film mais souhaiterais mettre l’accent sur l’enchaînement des évènements, sur la Route to Success du vidéo club. Car en effet, c’est en sortant de la pratique “classique” de location qu’ils créent de la valeur. C’est au moment où ils n’ont presque plus aucun moyen pour faire “tourner le business” qu’ils vont avoir une idée brillante. Eux, ne le savent pas au début, et pourtant!
Quel est cet enchaînement créateur de valeur?
Quelle enseignement en tirer?
Ces deux cinéastes amateurs deviennent la coqueluche du quartier et même du tout New York. Ils savent garder leur ligne et tourner comme ils l’ont fait depuis le début. Cela leur permet de satisfaire de nombreux clients qui font la queue de longues heures pour avoir l’opportunité de voir un de leurs films. Si le produit s’essoufle un jour, ce qui sera sûrement le cas, il faudra alors repenser le business model, doter le produit de nouveaux attributs, etc. En attendant, ils peuvent exploiter le filon et faire revivre un commerce un tant soit peu suranné.
Pour aller plus loin
[Le site officiel de Be Kind Rewind->http://www.bekindmovie.com/]
Pour finir, ce n’est bien sûr que mon point de vue étendu au domaine qui nous intéresse (le marketing), les remarques et opinions sont les bienvenues!